Pour un bon nombre de personnes, l’utilisation du vélo au quotidien présente trop de contraintes et d’inconvénients.

Changer ses pratiques de mobilité au profit d’une utilisation accrue du vélo offre pourtant de nombreux avantages.

Je ne suis pas monté·e sur un vélo depuis 20 ans !

Est-ce vraiment un problème ?

  • Si les enfants peuvent rencontrer un certain nombre de difficultés pour tenir en équilibre sur un vélo, une fois que l’on a appris, on n’oublie pas.
  • Quelques dizaines de kilomètres, et vous vous sentirez aussi à l’aise sur votre vélo que dans votre voiture. Comme on le dit souvent, le vélo, ça ne s’oublie pas !

J’hésite à investir dans un vélo !

Est-ce vraiment un problème ?

  • Comparativement à la voiture, l’investissement pour un vélo utilitaire est modeste. D’environ Fr. 300.- pour un vélo d’occasion à Fr. 1’500.- pour un vélo neuf de qualité.
  • Les coûts annuels par km des déplacements à vélo sont très inférieurs aux autres moyens de déplacement.

Le vélo, c’est lent !

Est-ce vraiment un problème ?

  • En ville, vu les embouteillages, le temps passé pour se garer et celui pour se déplacer à pied du parking à votre destination, le vélo se montre souvent bien plus rapide que la voiture.
  • Lorsque vous vous déplacez à vélo, vous faites en même temps votre exercice physique. Il ne vous sera donc peut-être plus nécessaire de passer du temps dans une salle de fitness.

Je fais beaucoup de kilomètres chaque jour. Ce n’est pas possible à vélo !

Est-ce vraiment un problème ?

  • En êtes-vous si sûr ou n’êtes vous pas induit en erreur par le temps que vous passez dans votre voiture et la quantité de carburant que vous dépensez ? Les enquêtes le montrent : un trajet sur quatre en voiture fait moins d’un kilomètre, un sur deux moins de 3 kilomètres.
  • Une automobile conçue pour pouvoir parcourir plusieurs centaines de kilomètres à 120 km/h avec quatre ou cinq personnes à bord est-elle vraiment adaptée pour ce type de petit déplacement ?
  • Si la distance est réellement importante, les vélos à assistance électrique (25 ou 45 km/h) permettent d’élargir la distance qui peut être raisonnablement parcourue sans trop d’effort.
  • Enfin, pour les distances plus importantes, il est souvent possible de combiner les transports publics avec le vélo.

Pédaler, c’est fatiguant ! Et en plus il y a trop de côtes sur mon trajet !

Est-ce vraiment un problème ?

  • Les VTC et VTT possèdent des très petits braquets qui permettent de monter, à petite allure, une côte avec peu d’efforts.
  • Au début, l’effort paraitra important. Avec les temps, déjà après quelques semaines de pratique quotidienne, la même distance parcouru sera ressentie comme beaucoup plus facile.
  • L’utilisation d’un vélo à assistance électrique peut également être une bonne option.

Je dois être propre et bien habillé·e pour aller au travail !

Est-ce vraiment un problème ?

  • Le choix du type de bicyclette utilisée est important. En choisissant un vélo de ville dont les éléments salissants (chaîne, plateau) sont protégés et équipé de garde-boues, vous ne craignez rien.
  • Il y a différentes façons de protéger le bas de son pantalon (carter de chaîne, pinces à linges, ou tout simplement, et c’est aussi efficace quoique peu élégant, mettre son pantalon dans ses chaussettes pour pédaler).
  • Concernant la pluie il existe toute une gamme de vêtements adaptés aux cyclistes que l’on peut porter par dessus ses vêtements de ville.
  • En roulant à vitesse modérée, (après quelques semaines de pratique) on ne transpire plus.

Le vélo c’est du passé, je suis tourné·e vers l’avenir !

Est-ce vraiment un problème ?

  • L’utilisation excessive et déraisonnable de la voiture en ville pour rouler à des vitesses moyennes très faibles ne constitue certainement pas un progrès. C’est le résultat de l’état d’esprit des années 1970, où on a voulu adapter la ville à l’automobile.
  • Le progrès, ce n’est pas nécessairement l’emploi de techniques coûteuses, c’est l’utilisation de techniques adaptées aux circonstances. La voiture est certainement un très grand progrès, à condition d’être utilisée à bon escient.

Le vélo n’est pas digne de ma situation sociale. C’est pour les pauvres !

Est-ce vraiment un problème ?

  • Ce concept n’est-il pas un peu dépassé ?
  • Il n’existe plus beaucoup de corrélation entre le fait de posséder une automobile et le revenu. Ceux qui s’affichent dans de grosses voitures ne sont pas nécessairement les plus aisés, ni les mieux placés socialement.
  • Et si vous avez besoin d’afficher votre statut social, vous pouvez aussi le faire avec un vélo à Fr. 10’000.-. Cela marche aussi !

J’ai acheté la voiture de mes rêves, ce n’est pas pour me déplacer à vélo !

Est-ce vraiment un problème ?

  • Si vous tenez à maintenir votre voiture adorée en bon état, ne l’utilisez pas sur des courts trajets urbains. Vous serez d’autant plus satisfait de la retrouver quand vous en aurez vraiment besoin. Un moteur s’use dix fois plus vite lorsqu’il est froid sur le premier kilomètre. Les petits trajets urbains sont beaucoup plus éprouvants pour une voiture que de longs trajets sur route, et à kilométrage égal, une voiture qui n’aura pas fait trop de petits trajets en ville sera en bien meilleur état.
  • C’est aussi en ville que l’on risque le plus les petits accrochages sans grand danger et les petites éraflures sur les carrosseries, qui déprécient votre voiture ou enrichissent votre carrossier. J’ai acheté la voiture de mes rêves, ce n’est pas pour me déplacer à vélo !

Le vélo fait grossir les mollets et c’est moche !

Est-ce vraiment un problème ?

  • Le vélo, ce n’est pas de l’haltérophilie ou du culturisme, il faut chercher ailleurs pour obtenir des muscles surdimensionnés.
  • Pour vous en convaincre, regardez les jambes des coureurs cyclistes professionnels.
  • En revanche, la pratique d’une activité physique modérée quotidienne favorise la bonne santé, évite la prise de poids.
  • À vélo, on veillera à utiliser des braquets adaptés, beaucoup de cyclistes néophytes se fatiguent inutilement (sans aller plus vite) sur de trop gros développements.

Il fait trop chaud en été, trop froid en hiver et il pleut souvent !

Est-ce vraiment un problème ?

  • Les données 2016 à 2020 de la station météo de la vallée de Delémont mettent en évidence des conditions objectivement favorables pour aller au travail à vélo.
  • Si on considère les plages horaires entre 6h00 et 8h00, entre 11h00 et 13h00 ainsi qu’entre 16h00 et 18h00 du lundi au vendredi, il faut affronter la pluie :
    • 4 x par mois de novembre à février
    • 2 x par mois de juillet à septembre
    • 3 x par mois pour les autres mois
  • Pour les plages horaires susmentionnées, la température :
    • descend 7 x par année en dessous de – 5°
    • dépasse 5 x par année 30°

>> La météo n’est manifestement guère un obstacle à la pratique du vélo au quotidien !

Après une journée de travail, j’ai besoin de me détendre dans ma voiture !

Est-ce vraiment un problème ?

  • À moins d’avoir un travail manuel pénible physiquement, votre fatigue est certainement plus liée au stress qu’à un épuisement physique.
  • Vous vous sentirez bien mieux après avoir fait l’effort physique modéré que requiert le vélo plutôt que de vous être énervé dans les embouteillages.

L’air est trop pollué, c’est mauvais pour la santé de pédaler !

Est-ce vraiment un problème ?

  • Contrairement à ce que l’on peut croire, on est moins exposé à la pollution sur un vélo que dans une voiture.
  • Les raisons résident dans :
    • le choix d’itinéraires en dehors des grands axes
    • la position du cycliste au-dessus du niveau des gaz d’échappement (ce qui n’est pas le cas des prises d’air pour la ventilation dans les voitures)
    • la possibilité pour les cyclistes de remonter les files et de se positionner devant les véhicules aux feux rouges (réduit considérablement le temps d’exposition aux gaz d’échappement)

C’est dangereux, il y a trop de voitures et pas assez d’itinéraires protégés !

Est-ce vraiment un problème ?

  • Trop de voitures ! Personne ne prétendra le contraire !
  • En 2022, 19 personnes sont décédées à vélo en Suisse. C’est trop ! Cela représente toutefois 1 mort tous les 50 millons de km parcourus à vélo. Dans la majorité des cas, ces accidents étaient le résultat d’un dérapage ou d’une perte de maîtrise du vélo, et les cyclistes en étaient souvent les responsables.
  • Si les accidents graves sont assez rare, le développement des déplacements en vélo fera évoluer les choses. Si vous vous mettiez en selle, il y aurait un vélo de plus et une voiture de moins. De plus, les autorités seront également incitées à investir dans les infrastructures pour rendre la pratique du vélo plus sécure.

Je circule beaucoup la nuit. A vélo c’est dangereux !

Est-ce vraiment un problème ?

  • Il existe aujourd’hui toute une gamme d’éclairage performant pour vélos :
    • Les lampes à halogène pour l’avant éclairent très bien mais sont énergivores. Elles seront donc utilisées avec une dynamo ou des piles rechargeables.
    • Pour l’arrière, les éclairages à diodes électroluminescentes se voient très bien et fonctionnent longtemps avec les mêmes piles.
  • Il faut aussi penser à porter des vêtements de couleur claire et/ ou un gilet réfléchissant.
  • Un vélo équipé de pneus avec une bande fluorescente sur le flanc vous rendront bien plus visible, notamment dans les giratoires.

Je ne sais pas où stationner mon vélo et j’ai peur qu’on me le vole !

Est-ce vraiment un problème ?

  • Des infrastructures de type vélo station commencent à exister. Elles représentent une solution optimale.
  • On évitera, lorsque le vélo doit être stationné souvent dans l’espace public, d’avoir un vélo trop rutilant et trop à la mode.
  • Les antivols en U sont assez sûrs, quoique lourds, mais on peut les laisser sur place si on stationne son vélo toujours au même endroit. Il est toujours pertinent de verrouiller votre vélo à une structure métallique fixe.
  • Il existe désormais sur le marché des traceurs GPS qui permettent de suivre votre vélo sur votre smartphone. Ces systèmes ne fonctionnent généralement que dans un seul pays.

Je transporte mes enfants. C’est impossible à vélo !

Est-ce vraiment un problème ?

  • Pour transporter un jeune enfant, il existe de nombreux types de sièges adaptables sur vélo, et contrairement aux idées reçues, il n’est pas beaucoup plus fatiguant de rouler avec un enfant derrière sur un parcours plat à vitesse modérée.
  • Pour transporter plusieurs enfants, il existe des remorques ainsi que des vélos longtail.
  • Pour les enfants plus grands, l’idéal est de les accompagner et les former à se déplacer sur leur propre vélo.

Quand je fais mes courses, je ne peux pas les emporter sur mon vélo !

Est-ce vraiment un problème ?

  • Vous ne faites pas vos courses en hypermarché en remplissant un chariot à ras-bord tous les jours ! Pour les courses quotidiennes, un porte-bagage, des sacoches, un panier spécialement conçu accroché au guidon, ou un sac à dos feront parfaitement l’affaire.
  • Pour les courses hebdomadaires, il existent de nombreuses alternatives :
    • Remorques (également utilisable pour transporter les enfants)
    • Caddies à accrocher au vélo
    • Vélo-cargo (également utilisable pour transporter les enfants)